Marché du pétrole

    download as a pdf file  print this pdf file

Introduction au marché pétrolier.

  1. Marché pétrolier
    1. Facteurs d’influence des prix du pétrole
    2. Influence des marchés financiers sur le cours du pétrole
    3. Influence du pétrole sur les autres marchés
  2. Régulation du marché pétrolier
    1. OPEP
    2. OPAEP
    3. AIE
  3. Majors pétrolières
    1. Nationalisations des compagnies pétrolières


Marché pétrolier

Le seuil des 90 millions de barils par jour consommés dans le monde a été franchi en septembre 2012. Cela représente un marché quotidien d’environ 10 milliards de dollars (avec un prix du baril moyen à 110$).

Le commerce international du pétrole (brut, dérivés (ex: kérosène) et produits finis (ex: jet fuel)) est centralisé sur deux marchés situés à New York au New York Mercantile Exchange (NYMEX) où la cotation est basée sur le West Texas Intermediate (WTI) et Londres à l’Intercontinental Exchange (ICE) où la cotation est basée sur le Brent. Il existe d’autres places tel que Dubaï (où la cotation est basée sur l’Arabian Light), Singapour, Chicago, Genève, Tokyo, Hong Kong et autres, mais elles ne font que relayer via internet ces deux places de marchés.

world oil markets marches petroliers internationaux

La cotation est assurée 24h/24, toute la semaine hormis le week-end et les jours fériés (des zones où il est échangé). Le pétrole est échangé sur les marchés spot et à terme.

La cotation tient compte du prix FOB (Free On Board) et non CIF (Costs Insurance and Freight). C’est-à-dire que le prix ne tient pas compte des coûts liés à la livraison (fret, assurance taxes diverses et bien évidemment frais de raffinage).

Avant chaque transaction, le fournisseur fournit à l’acheteur une analyse détaillée des caractéristiques physico-chimiques du brut ou du produit. Le prix d’un brut dépend de ses qualités (teneur en souffre, degré API, naphténique, lourd, etc.). La proximité des lieux de consommation et la stabilité géopolitique du pays ou de la région dans lequel celui-ci est extrait influence également son coût.

Un brut peut être dit “de participation” lorsque celui-ci revient au pays hôte qui peut alors le rétrocéder en tout ou partie au concessionnaire à un prix dit de buy-back, ou “de concession” lorsque celui-ci revient au concessionnaire et dont le prix prend en compte les coûts techniques (royalty, charges de production, taxes, etc.).

Une cargaison pétrolière peut être achetée et vendue à plusieurs reprises entre le moment où le pétrole est chargé au terminal de chargement et celui où il est déchargé au pays consommateur.

Facteurs d’influence des prix du pétrole :

Les prix du pétrole sont influencés par de très nombreux facteurs. Les quotas de production déterminés par l’OPEP, le niveau des réserves stratégiques des pays consommateurs, les conflits dans les pays ou zones producteurs, les indicateurs économiques dans les pays consommateurs, la température, les catastrophes naturelles, le coût marginal de production, la piraterie, l’avancée technologique, etc.

Les prix sont de plus en plus sujets à la spéculation des acteurs du marché. La conjoncture macroéconomique est prépondérante. Les pays de l’OCDE tendent à stagner à 2% de croissance en moyenne à moyen terme, tandis que les pays non-OCDE atteignent les 8% de moyenne. La croissance forte et soutenue de la Chine et de l’Inde, qui à elles seules représentent un tiers de la population mondiale, a pour effet de contrebalancer la croissance faible voire négative des pays qui autrefois soutenaient la demande de pétrole mondiale.

world economic growth croissance economique monde

Les coûts d’extraction dus à la raréfaction des gisements pétroliers faciles d’accès après plus d’un siècle d’exploitation soutenue engendre une pression sur les prix.

Ecart Brent – WTI :

Les conflits continus au Moyen-Orient continuent de peser fortement sur les cours ; la crainte de l’approvisionnement demeure soutenue. Les cours persistent à réagir violemment au pouls de cette région. Cela explique notamment la différence croissante de prix entre le Brent et le WTI. L’Europe et surtout l’Asie étant plus proche géographiquement du Moyen-Orient, son indice pétrolier y est plus sensible que le WTI situé aux USA. Leurs qualités étant quasi similaires, seuls les coûts de transport les différenciaient jusqu’alors.

price oil brent wti refiners

L’influence des marchés financiers sur le cours du pétrole :

Le XXe siècle s’était beaucoup préoccupé de production. À partir de 1980, la titrisation devient le maître mot, et le pétrole n’y échappe pas, qui se voit affecté de son contrat de futures comme d’autres matières premières. À la fin de la décennie 2000, l’emballement des transactions boursières, précurseur de la crise économique, va affecter l’ensemble des matières premières, mais aussi le pétrole, qui va se trouver emporté vers des sommets jamais atteints, en dépit d’une consommation sans surprise, et même stagnante en 2008.

Dans ce processus, le prix du baril échappe totalement aux opérateurs physiques, et les compagnies pétrolières, qui ne contrôlaient déjà plus les volumes produits, se trouvent maintenant incapables d’agir sur le prix : le domaine financier vient de mettre la main sur le prix du baril.

Ce pic de tarification augmente momentanément les chiffres d’affaires de toutes les parties prenantes ; mais on sait depuis 1973 qu’il provoque également des réactions négatives de la part du consommateur final, qui tente de se tourner durablement vers des solutions plus économes, telles que des moteurs moins gourmands, ou tout simplement vers une autre solution que le pétrole ; c’est ainsi que le chauffage au fuel diminue régulièrement au profit du gaz ou même de l’électricité.

Ces variations brutales, provoquant une destruction de la demande, sont donc un inconvénient grave pour les producteurs. Plus généralement, le secteur des services financiers et immobiliers représente couramment 30 % du PIB dans les pays développés, alors que la totalité de l’industrie représente moins de 20 % : le poids du secteur pétrolier, qui n’est qu’une fraction de cette dernière valeur, se marginalise.

Influence du pétrole sur les autres marchés :

Le prix du pétrole influence celui du gaz en Europe dû aux contrats conclus à long terme. Cela est différent aux Etats-Unis où le prix du gaz dépend surtout des coûts de production. Globalement, les prix du gaz ont tendance à se désindexer des prix du pétrole.

Le prix du pétrole influence également les secteurs secondaires (industrie automobile principalement).


Régulation du marché pétrolier

Les principaux producteurs sont les pays membres de l’OPEP.

OPEP :

OPEP OPEC logo

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou en anglais Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) est une organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concessions.

La création de l’OPEP résulte du fait que jusque dans les années 1950-1970 , les compagnies pétrolières avaient les pleins pouvoirs sur le cours du pétrole et imposaient leurs prix aux pays producteurs. C’est ainsi que les principaux pays producteurs décidèrent de se regrouper de manière à pouvoir influer sur le cours du pétrole. La prise de contrôle de la production de pétrole se fit par une politique de nationalisation.

L’OPEP cherche à réguler la production et le prix par un effort coordonné de ses pays membres, notamment en instaurant un système de quotas de production. Les membres constituent donc un cartel de producteurs. Ils se mettent d’accord sur la quantité de pétrole exporté, ce qui influence le prix du marché.

Étant maîtres de leur production, les pays producteurs peuvent de cette manière influencer le cours du baril de pétrole et ainsi augmenter leurs revenus.

L’OPEP peut aussi influencer la politique internationale. Démonstration faite lors de la guerre de Kippour. L’embargo de l’OPEP envers les pays occidentaux qui soutenaient l’Israël provoque une multiplication par quatre du cours pendant cinq mois (du 17 octobre 1973 au 18 mars 1974).

L’OPEP est créée le 14 septembre 1960, lors de la Conférence de Bagdad, principalement à l’initiative du chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi et du Venezuela pour parer la baisse du prix du baril (moins de 5 dollars à l’époque). À l’origine, seuls cinq pays en étaient membres : l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Venezuela.

Ils furent rejoints par la suite par d’autres pays producteurs :

- le Qatar en 1961
- la Libye en 1962
- les Emirats Arabes Unis en 1967
- l’Algérie en 1969
- le Nigeria en 1971
- l’Equateur en 1973 (qui se retire en 1992 et y revient en 2007)
- l’Angola en 2007

Son siège est à Vienne en Autriche.

Les échanges de pétrole étant négociés en dollar, le cours du pétrole est nettement indexé à celui du dollar et vice-versa.

correlation petrole dollar

Le changement de la valeur du dollar par rapport aux monnaies des pays producteurs affecte les décisions de l’OPEP quant à la quantité à produire. Lorsque le dollar baisse par rapport aux autres monnaies, les États de l’OPEP voient leurs revenus diminués pour les achats effectués dans d’autres monnaies, ce qui réduit leur pouvoir d’achat puisqu’ils continuent à vendre leur pétrole en dollars.

Par ailleurs, les marchés à terme de Londres (Ice Futures) et de New York (NYMEX – CME Group) jouent un rôle croissant dans la détermination des cours, retirant ainsi du pouvoir à l’OPEP. L’Iran a établi un contre-pouvoir à ces marchés en ouvrant, en février 2008, sa Bourse Internationale Iranienne du Pétrole où s’échangent dans un premier temps des dérivés du pétrole ; ces transactions ne s’effectuent plus en dollars mais en diverses autres monnaies (le rial Iranien principalement).

Le poids de la production des pays de l’OPEP représente 30% de la production mondiale soit 32 millions de barils par jour en 2012. Ce ratio est inchangé depuis désormais une vingtaine d’années, nettement plus faible que dans les années 1980. Celui de la CEI s’accroît pour atteindre 14% aujourd’hui.

A propos des 12 pays membres :

Afrique :

Algérie : Premier pays à avoir réussi à nationaliser son industrie d’hydrocarbures le 24 février 1971, l’Algérie reste un membre important et stratégique de l’OPEP.

Angola : L’un des plus grands terrains d’explorations pétrolière des dix dernières années, le pays affiche une croissance de production à deux chiffres. Néanmoins la structure de son industrie pétrolière n’est pas celle des membres de l’OPEP : le secteur est presque entièrement aux mains des multinationales, et le taux de déplétion de ses gisements est élevé. Tout porte à croire que ce membre sera éjecté à l’image de l’Indonésie ou du Gabon (pour cause, leur exportations étaient égales ou inférieures à leur importations, ce qui fait évidemment perdre tout intérêt dans l’organisation).

Libye : La production de ce pays devrait fortement repartir à la hausse dans les années qui viennent, la levée des sanctions occidentales permettant de nouveaux investissements. Le pays offre un bon potentiel d’exploration, sa place dans l’OPEP devrait donc progresser à l’avenir.

Nigeria : Le Nigeria est un membre assez remuant de l’organisation. Sa production augmente fortement grâce à des développement en offshore profond, et le pays dépasse assez souvent son quota. Il a plusieurs fois exigé l’augmentation de son quota sous la menace de quitter l’OPEP. La raison est peut-être que l’industrie pétrolière du pays est la moins nationalisée de l’OPEP : elle est presque entièrement aux mains des multinationales.

Moyen-Orient :

Arabie Saoudite : Le leader historique de l’OPEP s’appuie sur les plus vastes réserves de pétrole conventionnel du Monde, son statut de plus grand producteur et exportateur, et le fait qu’il concentre presque toute la capacité de réserve. Le pays a besoin d’investissements énormes en permanence pour remplacer la production perdue par l’épuisement des gisements (semble-t-il quelques 800 000 bbls/j chaque année, et sa production comprend une part croissante de pétrole de qualité basse à moyenne.

Emirats Arabes Unis : Seul la ville d’Abu Dhabi est réellement membre de l’OPEP. Les Émirats sont une confédération crée en 1972, seule Abu Dhabi était déjà membre de l’OPEP et les autres émirats ne se considèrent pas liés par les quotas – mais leur production est de toute façon faible et en déclin. Abu Dhabi est un grand producteur, mais tous ses gisements significatifs sont exploités depuis plus de 30 ans.

Irak : Le statut de l’Irak est en quelque sorte en suspens depuis le conflit récent. Le pays est encore nominalement membre de l’OPEP, mais n’est plus inclus dans les quotas. Le pays pourrait avoir des réserves parmi les plus vastes de l’OPEP, mais le nouveau régime n’a pas encore clarifié ses intentions.

Iran : L’Iran est un pilier historique de l’OPEP, et démontre à nouveau aujourd’hui sa détermination à utiliser le pétrole comme moyen de pression contre les États-Unis. Ses grands gisements connaissent une grave déplétion, le pays parvenant à peine à produire autant que les quotas de production l’y autorisent.

Koweït : Ce pays a la particularité d’avoir des réserves concentrées en grande partie dans un seul gisement. Ce gisement semble avoir atteint le pic de production, et les réserves officielles sont largement contestés, y compris à l’intérieur du pays, dans un contexte de grands changements politiques.

Qatar : Les réserves de brut conventionnelles de ce pays sont relativement modestes, et la production devrait décliner dans un avenir proche.

Amérique du Sud :

Equateur : Ce pays est revenu en 2007 dans l’OPEP après l’avoir quitté en 1992. C’est un petit producteur de pétrole par rapport aux autres membres, mais ses réserves sont relativement importantes (environ 5 milliards de barils).

Venezuela : Sous la présidence d’Hugo Chavez, ce pays a pris un rôle bien plus actif dans l’OPEP, contribuant à redonner à celle-ci son statut d’arme géopolitique. Le pays tente actuellement de classer en “réserves prouvées” ses vastes réserves de sables bitumineux. Cela fait sans doute partie d’une manœuvre plus vaste visant à contester le leadership Saoudien dans l’organisation.

Certains importants pays producteurs de pétrole, dont certains sont exportateurs nets, ne sont pas membres de l’OPEP. C’est le cas du Canada, du Soudan, du Mexique, de l’Angleterre, de la Norvège, des Etats-Unis, de la Russie et d’Oman.

Les pays membres de l’OPEP possèdent 75% des réserves de pétrole prouvées dans le monde et fournissent environ 40% de la production mondiale.

OPAEP :

OPAEP OAPEC logo

L’Organisation des Pays Arabes Exportateurs de Pétrole (OPAEP), en anglais Organization of Arab Petroleum Exporting Countries (OAPEC), est une organisation internationale inter-gouvernementale fondée le 9 janvier 1968 à Beyrouth par le Koweït, la Libye et l’Arabie Saoudite, trois États pétroliers arabes conservateurs. Son siège est à Koweït. Son rôle est de coordonner les politiques énergétiques des pays arabes dans le but de promouvoir leur développement économique.

L’OPAEP fut à l’origine destiné à être une organisation politique conservatrice arabe. L’approbation des trois pays fondateurs était nécessaire pour permettre l’adhésion de nouveaux membres ; ainsi des pays dont les gouvernements de l’époque étaient considérés comme radicaux, tels que l’Egypte et l’Algérie ne furent pas admis à sa création. L’objectif initial était de contrôler l’arme diplomatique qu’était le pétrole et d’empêcher que son cours soit lié à des mouvements populaires.

L’Irak refusa d’abord de rejoindre l’Arabie saoudite, préférant travailler sous l’égide de la Ligue Arabe, considérant l’OPAEP comme trop conservatrice. Inversement, les pays fondateurs ne souhaitaient pas l’adhésion de l’Irak, car la considérant comme trop radicale. Cependant, au début de l’année 1972, un des critère d’admission concernant le pétrole fut modifié, le considérant comme un élément important de l’activité économique des pays membres plutôt que la principale source de revenus. Ainsi furent alors admis l’Algérie, l’Irak, la Syrie et l’Egypte. L’organisation devint alors beaucoup plus militante, contrairement aux règles initialement dictées.

L’OPAEP est actuellement considérée comme une organisation internationale à portée régionale. Elle se concentre sur l’organisation de la coopération sur le développement autour du pétrole, les projets collectifs et l’intégration régionale.

En 2006, l’OPAEP représentait 56,4% des ressources pétrolières disponibles de la planète, pour une production correspondant à 29,84% de la production mondiale, soit 21 629 barils par jour.

Pays membres actuels :

Arabie Saoudite (1968)
Koweït (1968)
Libye (1968)
Algérie (1970)
Bahreïn (1970)
Emirats Arabes Unis (1970)
Qatar (1970)
Irak (1972)
Syrie (1972)
Egypte (1973)

La Tunisie s’est retirée en 1986 (elle était entrée en 1982). Certains pays sont potentiellement éligibles tels que la Mauritanie, le Yémen, le Soudan et Oman.

AIE :

iea logo

L’Agence Internationale de l’Energie (International Energy Agency – IEA) a été créée en 1974 par l’OCDE suite au premier choc pétrolier. L’AIE est une organisation internationale destinée à faciliter la coordination des politiques énergétiques des pays membres. Elle s’est tout d’abord donné pour but d’assurer la sécurité des approvisionnements énergétiques (pétrole principalement) afin de soutenir la croissance économique. Elle entend accomplir au XXIe siècle cet objectif, tout en contribuant à la protection de l’environnement, à la réflexion sur les changements climatiques et sur les réformes des marchés.

L’AIE étudie en détails tous les secteurs énergétiques sauf le domaine de la fission nucléaire, analysé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

L’AIE est une agence autonome de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), elle a son siège à Paris et compte 28 pays membres dont :

Allemagne, Angleterre, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Suède, Suisse, Turquie, Norvège (ce pays est lié à l’AIE par des accords particuliers).


Majors pétrolières :

ExxonMobil, Petrochina, Royal Dutch Shell, Petrobras, Chevron, Total, Sinopec, BP, Conocophillips, CNOOC sont dans le haut du classement. Cependant, toute n’ont pas le même ratio de capitalisation en bourse. Ce sont somme toute les acteurs principaux sur la scène internationale.

D’autres sociétés pétrolières ne sont pas cotées en bourses mais n’en sont pas moins des acteurs incontournables. Ce sont pour la plupart des compagnies d’Etat (National Oil Company) tel que Saudi Aramco (Arabie Saoudite), PDVSA (Venezuela) ou Sonatrach (Algérie).

Nationalisation des compagnies pétrolières des pays producteurs :

Les réserves et capacités de production ont changé de camp. Suite à la nationalisation progressive ou brutale des ressources, les Compagnies Pétrolières Nationales (NOC) ont pris le devant de la scène, et éjecté les compagnies internationales (IOC) des dix premières places. Le tableau ci-dessous classe les compagnies pétrolières par réserves prouvées et par production : les IOC n’y figurent plus.

dix premieres compagnies mondiales reserves petrole

dix premieres compagnies petrolieres monde production petrole

A noter : les entreprises pétrolières continuent de prospecter mais commencent à se diversifier vers de nouvelles énergies parallèlement.

Comments are closed.

© matthieuthery.com 2009 - 2014 | Sitemap | Contact
Apycom jQuery Menus