Arctique

    download as a pdf file  print this pdf file

Introduction au pétrole arctique.

  1. Ocean Arctique
    1. Découpage de la zone
    2. Nouvelle route maritime
    3. Réserves non découvertes


Océan Arctique :

Découpage de la zone :

Centré sur le pôle Nord, l’océan Arctique couvre une surface de 14 millions de km².

L’océan glacial Arctique est identifié comme fertile en hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) depuis des décennies ; certains gisements y sont déjà exploités, le plus connu étant l’Alaska. En 2007, seule une étroite bande côtière est exploitée, mais la fonte prochaine de la banquise autorise de nouvelles ambitions. Alors que les opérations d’intimidation ont déjà commencé, il est utile de s’intéresser à l’estimation des volumes d’hydrocarbures récupérables dans cette zone, et d’identifier quels pays vont en bénéficier.

arctic oil russia norway canada usa danemark

- La grande île de Nouvelle-Zemble à l’est, a déjà montré son potentiel, particulièrement en gaz (Snohvit, Shtokman). Une partie de cette zone fait l’objet d’un litige frontalier entre la Russie et la Norvège ; son règlement est encore en cours en 2011.
- Plus à l’est, on trouve la mer de Kara, qui à l’est de la Nouvelle-Zemble. Elle offre aux Russes un potentiel considérable ; déjà en exploitation.
- Toujours sous contrôle russe, la mer de Laptev et la mer de Sibérie orientale, au nord de la Sibérie.
- Au nord du détroit de Béring, la mer des Tchouktches est partagée entre la Russie et les Etats-Unis.
- La mer de Beaufort, au nord de l’Alaska, qui relève de la souveraineté des États-Unis, est la zone la plus anciennement exploitée ; les îles du Nunavut le sont également.
- Les rivages du Groenland (sous souveraineté danoise) et la mer de Baffin font partie des inconnues.
- Signalons également quelques îlots tels que Jan Mayen et l’île aux Ours qui rendent la géopolitique de cette région encore un peu plus compliquée.
- Un dernier territoire sans responsable identifié : la proximité du pôle, avec les bassins de Makarov, Amundsen et Nansen ; cette zone, caractérisée par sa position centrale et sa grande profondeur d’eau, fait déjà l’objet de revendications de la part de la Russie, du Canada et de la Norvège.

Quoi qu’il en soit, les différents observateurs s’accordent pour constater que l’essentiel de ces réserves (69 %) appartient à la Russie.

arctic region oil russie norvege canada usa danemark

Les gisements les plus éloignés se situent à 600 kilomètres des côtes. Il sont dans une profondeur allant de 10 à 1000 mètres, avec une moyenne de 150 mètres, ce qui est largement accessible aux équipements modernes.

Nouvelle route maritime :

De plus, cette région du monde présente un intérêt stratégique de longue date : avec la fonte de la banquise, le passage du Nord-Ouest au Nord-Est permettra d’économiser du temps, du carburant, et les péages des canaux de Panama et de Suez, tout en autorisant le dépassement des calibres Panamax et Suezmax. L’Arctique va devenir un lieu de passage commercial considérable.

arctique voie maritime petrole tanker seaway new

Réserves non découvertes :

L’USGS a entrepris un programme pluriannuel de recherche sur les ressources pétrolières de l’Arctique intitulé Circum-Arctic Resource Appraisal (CARA). Dans une publication datant de juillet 2008, l’USGS estime les réserves non découvertes à 90 milliards de barils pour le pétrole (ainsi que 1 669 milliards de barils de gaz naturel et 44 milliards de gaz naturel liquide).

On estime que le pic de production pourrait être de 3 Mbep/j pour les liquides (et 5 Mbep/j pour le gaz dans une vingtaine d’années).

84% de ces réserves non découvertes se trouveraient en mer.

Comments are closed.

© matthieuthery.com 2009 - 2014 | Sitemap | Contact
Apycom jQuery Menus